1807. Napoléon 1er et les femmes étrangères. Ses guerres contre l’Italie, l’Espagne et l’Angleterre.

Centurie IV. Quatrain 54.

Du nom qui onques ne fut au roy Gaulois,

Jamais ne fut un foudre si craintif :

Tremblant l’Italie, l’Espagne et les Anglois,

De femme estrangiers grandement attentif.

ANNÉE TROUVÉE : 1807. Napoléon 1er et les femmes étrangères. Ses guerres contre l’Italie, l’Espagne et l’Angleterre.

 

Explications :

« Du nom qui onques ne fut au roy Gaulois, jamais ne fut un foudre si craintif » : il s’agit de

Napoleone di Buonaparte, dit Napoléon 1er, né à Ajaccio en 1769, fils de Carlo Maria Buonaparte, avocat au conseil supérieur de Corse et de Maria Letizia Ramolino. Le nom de l’empereur n’est pas un nom qui a été utilisé par les rois de France (« roy Gaulois »). La France n’eut jamais à sa tête un foudre de guerre aussi craint (« si craintif »).

« Tremblant l’Italie, l’Espagne et les Anglois, de femme estrangiers grandement attentif » : l’Italie, l’Espagne, et les Anglais trembleront, et il sera attentionné pour deux femmes étrangères. Il s’agit de Marie Laczynska et Marie-Louise Léopoldine Françoise Thérèse Josèphe Lucie de Habsbourg-Lorraine, archiduchesse d’Autriche, princesse de Hongrie et de Bohême.

 

La première femme étrangère :

Le 1er janvier 1807, l’Empereur entre à Varsovie, une jeune femme se fraie un chemin jusqu’à lui. Il s’agit de Marie Laczynska, comtesse Waleswka, âgée de vingt-six ans, épouse d’un vieil homme, Anastase Walewski. Lors d’un bal donné en l’honneur de l’Empereur, les Polonais souhaitent que Marie Walewska se retrouve dans son lit : ils forment ainsi le vœu que le sort de la Pologne, partagée entre la Russie, la Prusse et l’Autriche, puisse changer avec l’aide de Napoléon. D’abord très réticente, elle finit par être amoureuse de l’Empereur et lui donne un fils, Alexandre, né le 4 mai 1810.

 

La seconde femme étrangère :

Marie-Louise Léopoldine Françoise Thérèse Josèphe Lucie de Habsbourg-Lorraine, archiduchesse d’Autriche, princesse de Hongrie et de Bohême.

 

L’histoire: Marie-Louise est née le 12 décembre 1791 en Autriche à Vienne et est morte le 17 décembre 1847 à Parme, en Italie. De 1810 à 1814, elle fut impératrice des Français, puis duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla jusqu’en 1847. Fille aînée de l’empereur François Ier d’Autriche, elle est donnée en mariage en 1810 à l’empereur des Français et roi d’Italie Napoléon Ier, pour sceller le traité de Schönbrunn entre la France et l’Autriche, après la défaite de celle-ci en 1809, lors de la bataille de Wagram.

 

Rejoignant à contrecœur la cour impériale des Tuileries, Marie-Louise commence rapidement à apprécier sa nouvelle position. Les Français ne l’aiment pas et elle ne se sent pas chez elle dans ce pays qui, vingt ans auparavant, a décapité une autre archiduchesse autrichienne, sa grand-tante Marie-Antoinette, épouse de Louis XVI.

Quand Napoléon est vaincu par la Sixième Coalition, Marie-Louise décide de ne pas le suivre dans son exil à l’île d’Elbe, et rentre avec son fils à la cour de Vienne. À l’issue des Cent-Jours et de la défaite décisive de Napoléon à Waterloo, l’impératrice, pour mieux défendre les intérêts de son fils, décide de rester fidèle à sa famille d’origine, les Habsbourg-Lorraine. Le congrès de Vienne lui accorde en 1815, les duchés de Parme, Plaisance et Guastalla. Elle n’a alors que 24 ans.

 

Signification du quatrain :

En 1807, un grand personnage dont le nom n’aura rien à voir avec ceux des rois français sera un foudre de guerre comme jamais il y en eu un en France. L’Italie, l’Espagne et l’Angleterre trembleront. Cet homme sera très attentionné pour des femmes étrangères.

 

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Source : ArticleMarie-Louise d’Autriche de Wikipédia en français (http ://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Louise_d%27Autriche).

Source : ArticleNapoléon Ier de Wikipédia en français (http ://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on_Ier).